Jeudi 18 septembre 2008
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L'extraction des huiles essentielles
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Pour l'extraction, on n'utilise rarement la plante entière. De plus, selon la partie utilisée (feuilles, racine, écorce...) les propriétés de l'huile obtenue seront différentes. D'ailleurs, en fonction de la partie employée,
le nom de l'huile essentielle change.
Prenons un exemple parlant : L'oranger amer. Sa feuille donne de l'huile essentielle de petit grain bigarade, sa fleur de l'huile essentielle de néroli, son zeste de l'essence d'oranger
amer. Ces différentes huiles comportant, bien entendu, des propriétés médicinales distinctes.

Attention à ceux ou celles qui penseraient que les huiles essentielles sont anodines et sans risque, parce que "naturelles". Bien loin s'en faut. Les huiles essentielles sont extrêmement
concentrées et très puissantes. Prenons quelques exemples concrets pour vous en assurer : Pour obtenir 1kg d'huile essentielle de lavande fine, il faut environ 100kg de plantes fraîches,
500kg pour le thym, et 1 tonne pour le néroli (fleur d'oranger)! Le prix exhorbitant de certaines huiles essentielles reflète la quantité de plantes qu'il a fallu pour extraire une quantité
d'huile donnée. Pour obtenir seulement 10ml d'huile essentielle de rose par exemple, la plus chère, il faut 52kg de pétales ! Il faut donc se montrer extrêmement vigilant au
moment de doser les HE, et ne pas faire n'importe quoi, comme doubler la dose parce que " ce sera plus efficace".
La composition des huiles essentielles:
Les huiles essentielles contiennent de nombreux composants biochimiques. Ce sont ces substances actives qui leur confèrent
leurs propriétés médicinales. Dans chaque huile essentielle, il on trouve plus de 200 substances actives ! Des alcools, des éthers( qui ont notemment des
propriétés antispasmodiques, antiseptiques et anesthésiques), des terpènes (surtout présents dans les HE extraites des conifères), des acétates, des
cétones, des phénols etc...
La présence ou l'absence de certaines substances biochimiques dans les huiles essentielles dépend de plusieurs critères. Ces critères sont le lieu de naissance, le degrés d'exposition au soleil,
le climat, la composition du sol, l'altitude etc. Tous ces critères servent à déterminer ce que l'on appelle le chémotype d'une huile essentielle, sa "carte d'identité précise", et selon le
chémotype, les propriétés médicinales peuvent être totalement différentes.
L' HE d'eucalyptus citronné n'aura pas les mêmes vertus que l'eucalyptus radié, ou encore l'eucalyptus globuleux !
Eucalyptus citronné (citriodora): anti-moustiques, remarquable anti-inflammatoire ( contre les tendinites, sciatiques, bursites etc)
Eucalyptus radié (radiata):contre les épidémie virales et les maladies de l'hiver
Eucalyptus globuleux(globulus): en cas d'infection pulmonaire. A réserver aux adultes, car elle présente une toxicité que ne présente pas l'eucalyptus radié.
Il existe égalemnet plusieurs variétés de romarins (à camphre, cinéole, verbénone), de lavandes (aspic et officinale).
Vous le voyez, il faut toujours privilégier le nom latin de l'huile essentielle, car il indique le chémotype de l'HE.

Cet article me semblait important car je sais que nombre de personnes utilisant l'aromathérapie se disent que de la lavande c'est de la
lavande, eh bien non! Il est primordial de faire ces distinctions car si l'HE de sauge sclarée est en vente librement, celle de sauge officinale ne se trouve qu'en pharmacie, car elle peut
être très toxique, et demande à être manipulée avec beaucoup de précautions.
Je dois vous avouer que moi-même, il y a encore quelques semaines, je ne comprenais pas grand chose à la notion de chémotype, je me disais que s'il existe deux sortes de romarin, ils doivent
avoir plus ou moins les mêmes propriétés, que" c'est du pareil au même" ... Même chose pour la lavande. J'étais confortée dans ma pensée par le fait que de nombeux livres qui parlent des
huiles essentielles ne font même pas mention du chémotype, et indiquent de prendre de l'HE d'eucalyptus, sans préciser lequel, ou de lavande, etc. Je pensais que si le chémotype d'une HE était si
important que ça, ces livres en parleraient.... Or, il s'avère que ces livres sont dans certains cas inutiles (car ils obligent le lecteur quelque peu averti à aller se documenter
ailleurs pour obtenir des informations complémentaires) sinon même dangereux, car beaucoup de débutants peuvent alors commettre des
erreurs!
Sources:
Danièle Festy, MA Bible des huiles essentielles, ed. Leduc.S, 2007
http://www.placedubienetre.com/decouvrir/huiles.php
http://www.botanique.org/article.php3?id_article=24633
http://www.taogarden.be/?page_id=82
http://ocomores.org/oc2/index.php?option=com_content&task=view&id=2547
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